
CHRONIQUE. Toujours incarcéré à Champ-Dollon, l’actionnaire majoritaire de la défunte PME du photovoltaïque estime que la société n’était pas surendettée et aurait pu rembourser les 125 millions envolés dans sa faillite si on avait laissé ses filiales opérer
On ne s’ennuie jamais dans l’affaire PrimeEnergy Cleantech (PEC), la PME du photovoltaïque dont l’implosion en novembre 2024 a provoqué une perte de 125 millions de francs pour quelque 2000 épargnants, dont beaucoup de Romands. Cette faillite a aussi envoyé en prison les deux dirigeants de PEC, qui sont toujours incarcérés dans le canton de Genève. L’ex-actionnaire principal n’en reste pas moins très actif, selon les appels téléphoniques et les courriers que l’administration pénitentiaire a interceptés. Il nie les malversations qui lui sont reprochées, mais confirme certaines opérations que la justice considère comme litigieuses, selon un nouveau document judiciaire révélé par le site Gotham City.
Le 13 mars dernier, ce même site décrivait – décisions de justice à l’appui – comment cet homme d’affaires bâlois pourrait avoir voulu dissimuler des avoirs, avant et après la faillite de PEC. Cette semaine, on découvre sa version des faits, dans un arrêt de la Cour pénale de Genève du 30 janvier qui refuse sa demande de remise en liberté.
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