
Avec l’IA, l’industrie déjà essentielle des semi-conducteurs voit encore son importance s’accroître. Dans un secteur dominé par des géants asiatiques et américains, la Suisse tente de structurer et de renforcer son écosystème
La demande en puces dédiées à l’intelligence artificielle (IA) de Nvidia devrait atteindre les 1000 milliards de dollars en 2027. Un chiffre choc lancé mardi par Jensen Huang, le patron du géant américain, à l’occasion de l’ouverture de sa conférence annuelle des développeurs. Il y a un an, il estimait que la demande jusqu’à la fin de l’année 2026 s’élèverait à 500 millions de dollars. Une croissance qui illustre l’énorme impact de l’explosion des besoins en puissance de calcul sur l’industrie des semi-conducteurs.
Hasard du calendrier, mercredi s’est tenu à Neuchâtel la seconde édition du Swiss Semiconductor Day. Un événement co-organisé, notamment, par la faîtière Swissmem et le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), pour rassembler les acteurs suisses de ce secteur. Dans cette industrie, la domination des acteurs asiatiques et américains ne fait pas vraiment débat. Le taïwanais TSMC produit plus de 90% des puces les plus avancées du marché, et Nvidia s’est imposé comme la référence pour la conception des processeurs graphiques utilisés pour développer l’intelligence artificielle. Pour autant, pour les intervenants présents à Neuchâtel, la Suisse a vraiment sa carte à jouer dans une Europe qui a pris du retard.
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