
En 2025, l’industrie automobile du Vieux-Continent a vacillé sous les coups de la concurrence chinoise, des droits de douane et de la frilosité américaine face à l’électrique. Le géant européen Stellantis essuie une perte abyssale de 22,3 milliards d’euros
L’année 2025 restera comme un point de bascule, symbole d’une crise existentielle pour l’industrie automobile européenne. Les géants du secteur ont été confrontés à une conjonction de vents contraires: concurrence chinoise féroce, coûts élevés des batteries, marché américain hostile à l’électrique, droits de douane, et pressions réglementaires européennes toujours plus strictes.
Stellantis, cinquième constructeur mondial, illustre ce défi. Né de la fusion en 2021 entre FIAT Chrysler Automobiles et PSA (Peugeot, Citroën, Opel), le groupe a publié jeudi une perte nette historique de 22,3 milliards d’euros (20,2 milliards de francs), la deuxième plus lourde pour une entreprise française derrière VIVENDI en 2002. Celle-ci est due surtout à une charge exceptionnelle de 25,4 milliards pour financer un coup de frein à sa production de véhicules électriques. Le chiffre d’affaires a baissé de 2%, à 153,5 milliards d’euros, malgré une légère hausse en volume.
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