
Durant les deux dernières décennies, le nombre de travailleurs temporaires a doublé en Suisse. Alors que le contexte économique tire vers le bas le nombre d’heures de mission ces trois dernières années, le secteur est confronté à de nouvelles problématiques
Ces dernières années, le travail temporaire n’a cessé de gagner de l’importance en Suisse. Pour ses partisans, il offre davantage de flexibilité aux travailleurs; pour ses détracteurs, il participe à leur précarisation. Cette forme d’emploi est encadrée par la loi fédérale sur le service de l’emploi et la location de services de 1989 et l’ordonnance sur le service de l’emploi de 1991. Dans ce cadre, les agences qui pratiquent le placement et la location de services doivent obtenir une autorisation du canton où elles opèrent, ainsi que du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) en cas d’activité transfrontalière.
Selon les derniers chiffres disponibles, en 2024, les travailleurs intérimaires ont occupé 121 693 postes de travail en équivalent plein-temps, indique un rapport de l’Observatoire romand et tessinois de l’emploi (ORTE) paru en octobre 2025. Ce qui représente 2,8% de l’emploi national. En 1995, cette proportion n’était que de 0,7%.
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