
Bienvenue dans les usines du futur. Parfois sans ouvriers et sans chauffage, elles peuvent exister grâce au développement de la robotique, et plus particulièrement de l’intelligence artificielle
L’automatisation menace toujours plus de postes de travail. Et pas une seule journée ne passe sans l’annonce de suppressions d’emplois à cause des nouvelles technologies. Amazon avait annoncé fin octobre se séparer de 14 000 employés en faveur de l’IA et de l’automatisation. Il s’agit du deuxième plus grand employeur aux Etats-Unis après Walmart. En Suisse, NOVARTIS a tout récemment annoncé automatiser 550 postes fixes.
Cette accélération est en partie due au développement de l’IA physique et à la baisse de son coût. L’IA physique, c’est lorsque la robotisation avancée, l’intelligence artificielle et les systèmes de vision convergent, ce qui permet à un robot d’adapter son comportement face à différentes situations. Selon des chiffres du Forum économique mondial, son utilisation augmente régulièrement d’environ 5 à 7% par an depuis 2020. Et ses coûts ont également baissé, de 40% ces deux dernières années.
La robotisation concerne principalement la Chine, le Japon, les Etats-Unis, l’Allemagne et la Corée du Sud, cinq pays qui concentrent 80% des installations robotiques mondiales. On compte aujourd’hui dans le monde 162 robots pour 10 000 travailleurs, un chiffre qui a doublé en sept ans.