
Journées et semaines trop longues, horaires toujours plus flexibles: les maçons revendiquent de meilleures conditions de travail, et estiment que les propositions patronales en sont encore loin. La faîtière des entrepreneurs, elle, se dit confiante sur l’issue des négociations
«La semaine de 50 heures? Ça va être impossible. Et je ne sais pas qui voudra travailler le samedi… On voit déjà peu notre famille, et quand la fatigue pèse, le travail n’avance plus, ça ne sert à rien de pousser. Beaucoup veulent quitter le bâtiment, et peu de jeunes font un apprentissage.»
Ce grutier employé par une entreprise vaudoise a voté début octobre pour une grève de deux jours les 3 et 4 novembre, comme 900 collègues du canton, rejoignant ainsi les travailleurs de la construction fribourgeois et genevois. Portés notamment par les syndicats Unia et Syna, ils protestent contre les demandes patronales dans le cadre du renouvellement de la convention collective de travail nationale (CN) de la construction, qui arrive à échéance à la fin de l’année.
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