
Les procureurs chargés de la faillite de la société genevoise active dans le photovoltaïque ont élargi leur accusation à des opérations financières menées depuis le Grand-Duché. L’actionnaire principal blâme la Finma et Bertrand Picard. Les victimes peuvent espérer récupérer entre 25 et 45% de leur mise, a annoncé le liquidateur de la société.
«Vous construisez les choses de manière malhonnête. Vous brassez du vent.» C’est ce qu’a répondu Laurin Fäh, l’ex-actionnaire principal PrimeEnergy Cleantech (PEC), aux procureurs genevois qui ont élargi leur accusation contre lui, sa sœur (ex-présidente du groupe) et l’ancien directeur général, lors d’une audition organisée le 9 juin à Genève. Déjà soupçonnés de gestion déloyale et d’abus de confiance, les trois prévenus, toujours incarcérés à Genève, risquent d’être au surplus poursuivis pour escroquerie. En cause, des prêts octroyés par une entité luxembourgeoise du groupe à une société de l’actionnaire principal, jamais remboursés. Les mis en cause, présumés innocents, se défendent avec véhémence.
Active dans le photovoltaïque, PEC est tombée en faillite en novembre 2024, laissant un trou de 125 millions de francs aux dépens d’un millier d’épargnants, majoritairement romands. L’ex-actionnaire principal, Laurin Fäh, estime avoir été plombé par la remontée des taux d’intérêt après le covid.
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