
Longtemps perçus comme une «tromperie» bienveillante permettant de limiter la prise de substances actives, les placebos seraient efficaces également lorsque les patients savent ce qu’ils prennent. Un projet lausannois va tester leur usage en pratique
Les «vrais» médicaments ne sont pas les seuls à agir sur certains symptômes. Un placebo, à savoir un comprimé qui ne contient aucune substance active, a une action concrète: il active certains circuits biologiques, notamment celui des endorphines libérées par le cerveau pour lutter contre la douleur.
«Notre corps a appris que lorsque l’on prend un médicament, il va y avoir un effet et il l’anticipe. Il réagit donc de manière automatique à la prise du placebo. Pas besoin d’y croire pour que cela fonctionne», explique Aurore Fernandez, chercheuse postdoctorante au Centre de médecine intégrative et complémentaire (Cemic) du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne.
Voir plus