A la recherche des (trop rares) wagons silence en Suisse CHRONIQUE. Il fut un temps où le principal ennemi du voyageur était l’ennui. Aujourd’hui, ce serait plutôt le bruit des autres. Le wagon silence est peut-être l’un des derniers refuges contre le vacarme du monde. Etonnamment, il est bien plus répandu à l’étranger que dans notre pays L’écrivain Gustave Flaubert (1821-1880) appréhendait tellement l’ennui que lui procuraient les voyages en train qu’il avait pour habitude de veiller la nuit précédant un départ afin de pouvoir dormir durant le trajet. Aujourd’hui, Flaubert se plaindrait sans doute de l’inverse: il est devenu presque impossible de s’embêter en train. Le bruit omniprésent des autres empêche bien souvent un voyage paisible ou studieux. Nous apprenons les soucis professionnels de notre voisin qui s’épanche au téléphone, assistons malgré nous à des appels en visioconférence, entendons des conversations niaises sur la météo ou découvrons les goûts musicaux douteux de l’adolescent installé trois rangées plus loin, qui semble convaincu que le wagon entier partage son envie d’écouter des sons dans une langue que presque personne ne comprend. En bref, les wagons de deuxième classe des CFF sont une véritable cour des miracles. Longtemps, j’ai cru que c’était une fatalité. Voir plus
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