Le groupe saint-gallois reste sous pression à la bourse malgré sa capacité à renforcer sa rentabilité alors que ses ventes sont en baisse. La force du franc fait évidemment partie du problème. Bien plus que le prix des matières premières et la crise d’Ormuz
La prudence des investisseurs ne fait pas honneur à notre champion national de la chasse d’eau. Geberit a présenté ses résultats trimestriels mardi. Les chiffres ont globalement dépassé les attentes des analystes financiers. Cela n’a pas empêché le titre de terminer la séance boursière à contre-courant de l’indice suisse des valeurs vedettes. Le SMI a clôturé en hausse de 0,38% et la nominative Geberit a perdu 0,35%, à 518,40 francs. La fuite est insignifiante en soi, mais les quelques gouttes perdues hier s’ajoutent à la tendance baissière qui dure: -15,8% depuis le début de l’année; -18% sur cinq ans.
Le groupe saint-gallois n’a pourtant rien perdu de sa superbe. Dans sa note d’analyse, la Banque cantonale de Zurich (ZKB) souligne que «Geberit a réalisé un premier trimestre fort». La ZKB s’attendait donc à une réception positive de la part des investisseurs, «étant donné la faible performance du titre au cours des dernières semaines». Le rendez-vous n’a pas eu lieu.
Voir plus