
Grâce à des afflux nets de fonds solides et des marchés porteurs, les banques de gestion suisses ont augmenté leurs avoirs l’an dernier. Mais des coûts en hausse freinent souvent leur rentabilité. Sept établissements perdent structurellement de l’argent et une dizaine devrait être vendue, selon KPMG
Les banques privées suisses géraient l’an dernier 3536 milliards de francs d’actifs ( 148 milliards sur un an, soit 4,4%), un niveau record. La performance des marchés a contribué à hauteur de 81 milliards l’an dernier à cette hausse, selon une étude de KPMG publiée ce mercredi. Les afflux nets de fonds ont atteint 96 milliards en 2025, en augmentation d’un tiers par rapport à 2024, marquant la quatrième hausse annuelle consécutive de cet indicateur. En revanche, la rentabilité est sous pression. Le rendement des fonds propres médian atteint 6,3% pour les 67 établissements analysés, sur un total de 80 banques privées que compte actuellement la place financière helvétique (soit 5 de moins qu’en 2024). Stable sur un an et «historiquement décent», ce niveau de rentabilité est néanmoins insuffisant, selon KPMG, qui souligne également d’importantes différences de rentabilité selon le profil des banques.
«Même avant la guerre au Moyen-Orient, l’agitation géopolitique observée dans le monde l’an dernier a poussé les clients internationaux de la gestion de fortune vers la Suisse, qui bénéficie de son image de havre de paix. Par ailleurs, les banques ont certainement mis davantage l’accent sur la collecte de fonds», résume Christian Hintermann, le responsable de cette étude et associé de KPMG Suisse.
Voir plus