
CHRONIQUE. «Mediapart» a révélé que les usines françaises de l’entreprise Vulli ne fabriquaient qu’une infime partie des «Sophie» et que ces jouets arrivent par conteneurs entiers de Chine. Un symbole très fort dans un pays désindustrialisé
Alors qu’Emmanuel Macron et ses gouvernements n’ont cessé de mettre en avant leurs initiatives pour réindustrialiser la France, qu’il s’agisse de fabriquer des batteries de voiture, de se convertir à l’armement ou de décarboner la sidérurgie, les mauvaises nouvelles continuent à s’accumuler par ailleurs. Et le sujet de la désindustrialisation qui ravage des pans entiers du territoire revient sur le devant des débats à un an de l’élection présidentielle. Les féroces concurrences asiatiques et américaines, le prix de l’énergie (particulièrement du gaz), la charge des normes (notamment écologiques) et surtout le coût de la main-d’œuvre ainsi que celui des taxes font que l’industrie manufacturière française semble devoir continuer à faire face aux difficultés.
Automobiles, médicaments, panneaux solaires, produits technologiques… L’accumulation des domaines touchés, souvent lourds en termes de souveraineté, effraie. Mais le pire traumatisme de cette vague de mauvaises nouvelles viendra peut-être de la révélation que… Sophie la girafe est en grande partie fabriquée en Chine.
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