
La réforme bancaire voulue par le Conseil fédéral se heurte déjà aux doutes du parlement. La Commission de l’économie du Conseil des Etats temporise sur la «Lex UBS» et veut explorer des alternatives repoussant l'examen en plénum
A Berne, la prudence est de mise sur un dossier particulièrement sensible pour la place financière et l’ensemble de l’économie suisse. Réunie lundi, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) a décidé de ne pas se rallier immédiatement au projet du Conseil fédéral sur la «Lex UBS». Après de premières auditions, en présence de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, elle souhaite explorer d’autres pistes et repousse la suite de ses travaux au mois d’août, a-t-elle annoncé en début de soirée dans un communiqué.
La commission a notamment auditionné des représentants de la Conférence des directeurs cantonaux des finances et de la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique, de la Banque nationale suisse (BNS), de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), d’UBS, de l’Association suisse des banquiers, ainsi que d’Economiesuisse et de Swissmem, l'organisation faîtière de l'industrie des machines, des équipements et des métaux. Les professeurs Corinne Zellweger-Gutknecht et Yvan Lengwiler ont également apporté leur expertise.
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