
CHRONIQUE. En pleine discussion sur les moyens de rendre UBS plus solide face à la prochaine crise, certains se demandent si une reprise de la banque par un géant américain ne serait pas une solution finalement
Même si UBS est obligée de renforcer massivement ses fonds propres, comme le souhaite le Conseil fédéral, sa taille par rapport à celle du pays continuera à effrayer une partie de la population ou des autorités. Une solution serait que la banque soit reprise par un grand concurrent étranger, qui en quelque sorte déchargerait le pays de la responsabilité d’encadrer mais aussi d’éventuellement secourir UBS, dans des cas extrêmes. Impensable? Plusieurs évolutions du contexte favoriseraient un tel tremblement de terre.
Ce sacrilège inimaginable dans le pays des banques l’est peut-être un peu moins depuis qu’on a soudain pris conscience de la taille démesurée d’UBS par rapport à celle du pays. Certains appellent même à ce que l’établissement aille se faire réguler aux Etats-Unis ou en Angleterre, sans que l’on sache précisément comment cela se passerait. Mais l’évolution de la réglementation bancaire pourrait jouer un rôle dans une telle science-fiction bancaire.
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