
La crise énergétique accélérée par la guerre en Iran ne fait qu’ajouter aux difficultés du transport aérien en Allemagne. Le pays n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant-pandémie, contrairement aux voisins européens. LUFTHANSA, société mère de Swiss, a déjà commencé les coupes
Fin avril, en pleine crise énergétique, une nouvelle rassurante est arrivée en provenance de Francfort. Le plus grand aéroport d’Allemagne a inauguré, dans les temps et dans le budget imposé, son troisième terminal d’une capacité annuelle de 25 millions de passagers. Un quasi-exploit dans un pays où, on s’en rappelle, l’aéroport de Berlin, ouvert en 2020, avait accusé un retard de neuf années et un surcoût de cinq milliards d’euros.
Hormis cette bonne nouvelle, l’ambiance est toutefois morose. Le 16 avril, la compagnie aérienne LUFTHANSA a annoncé précipiter la fermeture annoncée de sa filiale régionale CityLine. En cause: le doublement du prix du kérosène depuis la guerre en Iran, et les grèves à répétition depuis le début d’année. Avec cette décision, la société mère de Swiss annule 20 000 vols, met hors service, avec effet immédiat, 27 avions jugés trop vieux et trop gros consommateurs d’énergie, et prévoit de faire de même avec huit autres engins employés sur des lignes long-courriers.
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