
Au Royaume-Uni, les prix de certains traitements augmentent sous l’effet du conflit, et les autorités craignent des pénuries. En Suisse, l’approvisionnement en médicaments n’est pas touché pour le moment, mais les réponses aux fragilités mises en évidence par la pandémie se font encore attendre
Les pénuries de médicaments généralisées qui ont suivi la pandémie de covid ont mis en évidence les fragilités des chaînes d’approvisionnement dans l’industrie pharmaceutique. La guerre contre l’Iran menée par les Etats-Unis et Israël place une nouvelle fois celles-ci sous tension. Les pays du golfe Persique n’occupent pas une place importante dans la production de médicaments, mais le conflit touche de manière directe et indirecte l’acheminement de certains traitements ainsi que des ingrédients de bases nécessaires à leur fabrication.
Les livraisons de traitement vers le Moyen-Orient sont les premières à être touchées. Mais la région occupe surtout un rôle central dans le fret international, notamment pour le transport aérien. Les aéroports de la région sont devenus un nœud stratégique pour le secteur, et les perturbations de trafic depuis le début de la guerre ont un impact sur les livraisons de certains médicaments. Sont particulièrement concernés des traitements devant être conservés à une certaine température et transportés par avion. Qatar Airways et Emirates sont respectivement les deuxième et quatrième acteurs mondiaux pour le fret aérien en termes de volume.
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