
Taux bas, offre limitée et forte demande continuent de propulser les prix de l’immobilier. Mais derrière cette dynamique, l’accès à la propriété se complique pour un nombre croissant de ménages, tandis que le manque de logements locatifs bon marché se fait de plus en plus criant
La crise du logement en Suisse s’aggrave, et la dernière étude immobilière d’UBS, présentée jeudi, ne laisse guère entrevoir d’embellie. L’accès au logement devient toujours plus difficile, reflétant les tensions persistantes sur le marché. Cette pression se répercute directement sur les valeurs immobilières. Le marché du logement en propriété n’a toujours pas atteint son point culminant. En 2025, les prix ont encore progressé de 4,1%. Si la dynamique s’est accélérée au cours des deux dernières années, elle reste inférieure à celle de 2021 et 2022.
Ce mouvement s’explique avant tout par une demande qui reste solidement ancrée. En dépit de niveaux de prix élevés, l’intérêt pour la propriété du logement reste intact, constatent les experts d’UBS. Les coûts de financement sont actuellement si bas que les charges courantes d’un logement en propriété pèsent relativement peu sur le budget des acheteurs. Lors d’une nouvelle acquisition, un ménage moyen doit dépenser moins de 20% de son revenu brut pour habiter dans son propre logement.
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