
Avec la chute de CREDIT SUISSE et la pression sur la pharma, le pays sage semble perdre de son lustre. Mais ce n’est pas parce que certains pans de l’économie se débattent que la croix blanche n’est plus désirable. L’Helvétie garde quelques atouts sous le coude
«La Suisse perd-elle sa place dans le monde?» Telle est la question, selon le Financial Times (FT), qui a sonné le déclin de la Suisse dans un long article fin décembre. La question n’est pas nouvelle, mais le grand brassage du commerce mondial et le Forum de Davos qui se rapproche sont évidemment de bonnes raisons de chercher des réponses – une thématique à retrouver sur scène lors du Forum Horizon du Temps, à Lausanne le 29 janvier. Il faudra savoir apprécier la nuance, car si certains pans de l’économie domestique donnent de réels signes de perte d’attractivité, d’autres voix disent combien la petite Helvétie reste séduisante comme un sou neuf. Le président non exécutif d’AstraZeneca, Michel Demaré, par exemple, déclarait début janvier dans Le Temps: «La Suisse est une île de stabilité dans un chaos mondial.»
Même s’il concède quelques points positifs, le FT ne l’entend pas tout à fait de cette oreille. Surtout lorsque le président du conseil d’administration d’UBS s’exprime: «Colm Kelleher a déclaré le mois dernier que la Suisse était en train de perdre son lustre et avait atteint un croisement avec des défis majeurs.» Concernant l’industrie bancaire, il est difficile de le contredire. La chute de CREDIT SUISSE a clairement entaillé l’image de stabilité et de sécurité qui accompagne traditionnellement le secteur.
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