
Plus de cinquante ans après le premier choc pétrolier, la Suisse traverse une nouvelle période de tensions énergétiques. Si l’économie helvétique apparaît aujourd’hui nettement plus résiliente face aux perturbations, elle demeure toutefois dépendante des énergies fossiles, d'après une étude de Raiffeisen
Par certains aspects, la crise énergétique actuelle rappelle les chocs pétroliers des années 1970. A l’époque, une Suisse peu préparée et fortement dépendante du pétrole est frappée de plein fouet. Plus d’un demi-siècle plus tard, le contexte a profondément changé. L’économie helvétique n’a plus grand-chose à voir avec celle d’alors, soulignent les économistes de Raiffeisen dans une étude publiée mardi.
En 1973, le premier choc pétrolier, déclenché par un embargo de l’OPEP, frappe une économie particulièrement vulnérable. L’illusion d’une énergie abondante et bon marché s’effondre soudainement. Le pétrole représente alors environ 80% de la consommation finale d’énergie. Les conséquences en Suisse sont immédiates et massives. L’inflation atteint un record, frôlant 10% en 1974, tandis que le produit intérieur brut (PIB) chute de près de 7% l’année suivante. Sur la décennie, environ 244 000 emplois industriels disparaissent.
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