
Et si l’accord était finalisé en décembre? Aux côtés de la France, d’autres pays émettent des réserves. Mais pour constituer une minorité de blocage, il en faudrait quatre, représentant 35% de la population européenne. A ce stade, le compte n’y est pas
Un accord scellé entre le 6 et le 8 décembre à Montevideo (Uruguay), en dépit de l’opposition féroce de la France? Les tractations autour d’un accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur – l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay et la Bolivie – donnent parfois l’impression d’être à mi-chemin entre le train fantôme et les montagnes russes, tant elles s’éternisent et connaissent des rebonds à n’en plus finir. Mais Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, est déterminée à aller de l’avant. Elle l’a encore confirmé récemment.
L’accord est «dans sa dernière ligne droite», assure-t-elle. Elle compte plus que jamais honorer son déplacement à Montevideo pour le sommet du Mercosur, alors que l’an dernier, elle a dû annuler sa participation faute de déblocage. Depuis, le contexte a bien changé: le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche risque d’être synonyme de fortes pressions commerciales pour l’UE.
Voir plus