Résultats T2 2026 d'AIR FRANCE-KLM30 juillet 2026
Perspectives 2026 révisées en termes de capacité, et inchangées en termes de coût unitaire Pour 2026, le Groupe conserve une approche agile et prévoit :
Information comptable
Commentant les résultats, M. Benjamin Smith, Directeur général du Groupe a déclaré : « Comme anticipé, la forte hausse des prix du carburant a pesé sur nos résultats du deuxième trimestre. Grâce à notre agilité sur le plan tarifaire et à notre discipline en matière de coûts, nous avons pu compenser une grande partie de cet impact, démontrant une nouvelle fois la résilience de notre modèle économique. Nous avons par ailleurs réalisé une solide performance commerciale, portée par une demande toujours soutenue pour les voyages dans les classes Premium, notamment de et vers l’Asie et l’Amérique du Nord. Nous continuons néanmoins d'évoluer dans un environnement particulièrement volatil. Dans ce contexte, notre capacité à nous adapter, notamment en ajustant notre réseau, restera un facteur clé de notre performance, tout comme l'engagement de nos équipes. En parallèle de nos priorités opérationnelles, nous poursuivons également nos ambitions stratégiques de long terme. La consolidation et le développement durable demeurent au centre de notre action. Ces efforts nous permettront de construire un groupe AIR FRANCE-KLM plus fort, véritable champion européen de dimension mondiale, prêt pour l'avenir. » Solide performance du chiffre d’affaires au deuxième trimestre compensant environ 85% de la hausse du coût du carburant
1) à prix de carburant et change constants et hors ETS
*Flux de trésorerie d’exploitation libre IFRS corrigé du paiement des charges sociales, des cotisations aux retraites et des impôts sur les salaires hérités pendant la période Covid ainsi que du paiement de la dette de location et des intérêts payés et reçus ainsi que le paiement de l’amende Cargo
Le résultat opérationnel ajusté s’est contracté en raison du contexte géopolitique au Moyen-Orient et de la hausse limitée du coût unitaire Au deuxième trimestre 2026, AIR FRANCE-KLM a accueilli 28,3 millions de passagers, soit une hausse de 3,9 % par rapport à l’année précédente. Avec une capacité en progression de 2,6 % et un trafic en hausse de 2,5 %, le taux de remplissage est resté globalement stable à 87,7 %. La recette unitaire au SKO du Groupe a progressé de 8,7 % à taux de change constant par rapport à l'année précédente, portée par la montée en gamme, la réduction des capacités consécutives au conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix des billets. La recette unitaire du réseau Passage a augmenté de 8,7%, soutenue par des niveaux de yield élevés tout au long du trimestre. Plus particulièrement, l’Asie, l’Amérique du Nord et les Caraïbes et Océan Indien ont enregistré de très bonnes performances. Les recettes unitaires du Cargo ont fortement progressé (26,7% à taux de change constant), grâce à une demande soutenue qui s’est traduite par une amélioration du yield et du taux de remplissage, particulièrement en Asie, où la recette unitaire a été élevée. Les recettes unitaires de Transavia ont augmenté de 1,6% malgré la hausse de la capacité. Au deuxième trimestre, le coût unitaire4 a augmenté de 1,0% par rapport à l’année précédente, principalement sous l’effet de la hausse des coûts de maintenance liés aux tensions sur la chaîne d’approvisionnement ( 1,1%), de la montée en gamme ( 0,4%), et de l’augmentation des charges de personnel ( 0,6%). Cette évolution a été en partie compensée par les gains d’efficacité liés au carburant(-0,4%), et par la réduction du recours à des appareils exploités en location avec équipage “wet leases” (-0,6%). Le résultat opérationnel ajusté s’est établi à 484 millions d’euros, avec une marge de 5,2%. Cette évolution a été soutenue par une hausse de la recette unitaire de 672 millions d’euros, entièrement compensée par une augmentation de la facture carburant de 804 millions d’euros (dont 26 millions d’euros liés aux ETS) ainsi que par une hausse de 80 millions d’euros du coût unitaire. Trésorerie Au cours du deuxième trimestre, AIR FRANCE-KLM a signé une nouvelle ligne de crédit (non tirée) d’un montant de 1 milliard d’euros auprès d’un syndicat de 12 banques internationales, renforçant ainsi la flexibilité financière du Groupe et la diversification de ses sources de financement. Par ailleurs le Groupe à émis une obligation senior à 5 ans de 500 millions d’euros5, assortie d’un coupon annuel fixe de 4,25%. Au cours du trimestre, le Groupe a procédé au remboursement des instruments suivants :
En juillet, le Groupe a également remboursé 500 millions d’euros d’obligations perpétuelles (coupon de 6,9%) émises par une filiale opérationnelle dédiée d’Air France détenant des actifs de maintenance, auprès d’Apollo. Conclue il y a trois ans cette opération a accompagné AIR FRANCE-KLM dans son retour à une situation de capitaux propres positive selon les normes IFRS. Le Groupe remercie Apollo pour la qualité de ce partenariat tout au long de cette trajectoire. Au cours du premier semestre, le Groupe a généré un cash flow6 d’exploitation libre ajusté récurrent positif de 928 millions d’euros, en hausse de 148 millions d’euros par rapport à l’année précédente. Cette amélioration s’explique principalement par les investissements nets, qui s’améliorent de près de 300 millions d’euros notamment grâce à un accord conclu entre KLM et Schiphol7. Le cash flow avant variation du besoin en fonds de roulement a été impacté par le paiement de l’amende Cargo pour un montant de 368 millions d’euros. La variation du besoin en fonds de roulement a été affectée par le remboursement de reports de paiement hérités de la période Covid, pour un montant de 251 millions d’euros. La dette nette est demeurée globalement stable à 8,4 milliards d’euros. Le levier d’endettement s’est établi à 1,6x, en ligne avec l’ambition du Groupe de maintenir ce ratio entre 1,5x et 2,0x. À fin juin 2026, les liquidités disponibles s’élevaient à 10,38 milliards d’euros, un niveau supérieur à la fourchette cible de 6 à 8 milliards d’euros. Développement durable
Renouvellement de la flotte Le renouvellement de la flotte constitue un pilier essentiel du Plan de Transition du Groupe pour lutter contre le changement climatique. AIR FRANCE-KLM continue de recevoir des avions de nouvelle génération qui consomment jusqu’à 25 % de carburant en moins par passager-kilomètre et réduisent l’empreinte sonore jusqu’à 63 % par rapport aux appareils de la génération précédente qu’ils remplacent. À fin juin 2026, 38% de la flotte du Groupe était composée d’avions de nouvelle génération, soit une progression de 8 points par rapport à fin juin 2025. Le Groupe prévoit d'atteindre jusqu’à 80% d’avions de nouvelle génération dans sa flotte d’ici 2030. Intensité GES (émission de gaz à effet de serre) par TKT À fin juin 2026, cet indicateur s’établissait à 905 gCO2eq/TKT, soit une réduction de 1,2% par rapport à fin juin 2025. Compétitivité et décarbonation Le 12 juin 2026, AIR FRANCE-KLM a participé au Paris Air Forum. La présence du Groupe à cet événement reflété à la fois l'ampleur des défis auxquels fait face l'industrie aéronautique et la volonté d'AIR FRANCE-KLM de s'engager de manière constructive dans les débats qui façonnent son avenir : résilience géopolitique et concurrence équitable; la décarbonation et la réforme réglementaire pour remédier aux distorsions de concurrence créées par des réglementations telles que le système d'échange de quotas d'émissions de l'UE et les mandats sur les carburants d'aviation durables (SAF), qui placent les compagnies européennes dans une situation de désavantage structurel par rapport à leurs concurrents internationaux. Les dirigeants du Groupe ont affirmé que, malgré un environnement exigeant, AIR FRANCE-KLM restait pleinement engagé dans la mise en oeuvre de sa feuille de route stratégique. Événements postérieurs à la clôture trimestrielle TAP Air Portugal Le 29 juillet, AIR FRANCE-KLM a annoncé avoir remis à Parpública une offre engageante (binding offer) en vue de l’acquisition d’une participation comprise entre 44,9 % et 49,9 % du capital de TAP Air Portugal, marquant une étape clé dans le processus de privatisation de la compagnie. Delta Air Lines, partenaire de joint-venture et actionnaire d’Air France-KLM, soutient et est aligné avec cette offre, qui reflète une ambition partagée : renforcer encore la connectivité internationale du Portugal, notamment sur l’Atlantique Nord. Si son offre était retenue, AIR FRANCE-KLM ferait de Lisbonne son hub unique en Europe du Sud, renforçant ainsi le réseau mondial du Groupe et sa connectivité vers des marchés clés, en particulier les Amériques et l’Afrique. La position de premier plan de TAP sur les liaisons stratégiques vers le Brésil viendrait renforcer de manière significative le portefeuille de destinations d’Air France-KLM, elles-mêmes connectées à un vaste réseau domestique au Brésil grâce à un partenariat de longue date entre le Groupe et la compagnie brésilienne GOL. Dans le cadre de l’offre engageante soumise aujourd’hui, AIR FRANCE-KLM a présenté son projet visant à développer de nouvelles activités de maintenance aéronautique (MRO) au Portugal, en complément du développement continu de ses propres activités en France et aux Pays-Bas. En savoir plus : Air France-KLM soumet une offre engageante (Binding Offer) TAP Air Portugal Cession de KLM CATERING INTL SCES Services Le 1er juillet, KLM et gategroup ont finalisé, l’acquisition de KLM CATERING INTL SCES Services (KCS). Gategroup détient désormais une participation de 75% du capital de KCS, tandis que KLM conserve une part de 25% et restera étroitement associé aux services à bord proposés à ses passagers. KCS continuera d’assurer les prestations de restauration de KLM pour les vingt prochaines années. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du programme de transformation « Back on Track » de KLM. En s’associant à gategroup, leader mondial de la restauration aérienne et des services d’hospitalité, présent dans plus de 60 pays, KLM franchit une étape importante pour préparer l’avenir de KCS. Dans les années à venir, gategroup et KLM poursuivront le développement de KCS, avec une attention particulière à la qualité, la fiabilité, l’innovation et au développement durable. Parallèlement, les travaux d’un nouveau site à Schiphol se poursuivent. En savoir plus : KLM and gategroup complete acquisition KLM CATERING INTL SCES Services Point sur l’évolution des prix du carburant Compte tenu des couvertures en place et des courbes à terme actuelles, le résultat des opérations de couverture pour l'année est estimé à 1,6 milliard de dollars US11 et à 0,6 milliard de dollars US pour le deuxième trimestre. Malgré ces couvertures, la facture carburant totale pour l’exercice 2026 est désormais estimée à 8,9 milliards de dollars US1, soit une hausse de 2,0 milliards de dollars US¹ par rapport à 2025. A ce jour, 67% de la consommation de carburant prévue pour 2026 et 40% de celle prévue pour 2027 sont couverts. Compte tenu de la forte volatilité des marchés, l’application stricte de la politique de couverture du Groupe a été suspendue à compter du 1er avril 2026, avant de reprendre partiellement en mai, avec un recentrage sur les couvertures de 2027 et des années suivantes. En réponse au conflit au Moyen-Orient et à la réduction des capacités de l’industrie, le Groupe a rapidement redéployé ses capacités en affectant des appareils de plus grande capacité vers l’Asie et l’Afrique de l’Est et a ajouté des vols supplémentaires. AIR FRANCE-KLM a également mis en place des mesures visant à atténuer l’impact de la hausse du prix du carburant, notamment en augmentant la surcharge transporteur appliquée à chaque billet, dans le sillage de mesures similaires prises par ses concurrents. Sur le plan des coûts, des mesures ont également été prises, les dépenses discrétionnaires ont été réduites au minimum et le recrutement de personnels non opérationnel ont été suspendus. Perspectives de capacité 2026 pilotées avec attention pour optimiser les revenues dans un contexte volatil Le Groupe anticipe : Activité Réseau d’Air France-KLM :
Transavia :
Groupe AIR FRANCE-KLM :
Perspectives 2026 révisées, coût unitaire inchangé. Le Groupe conserve une approche agile et prévoit :
Revue d’activité Résultat Réseaux
Le chiffre d’affaires total a augmenté de 9,7% par rapport au deuxième trimestre 2025, s’établissant à 7,6 milliards d'euros. Le résultat opérationnel ajusté s'est élevé à 466 millions d'euros, soit 134 millions d'euros de moins par rapport à l'année précédente à taux de change constant. La baisse s’explique entièrement par l’augmentation du coût unitaire et des coûts liées aux ETS. Compte tenu du contexte géopolitique au Moyen-Orient, le prix du carburant a fortement augmenté en mars, cette hausse n’a été visible qu’au deuxième trimestre en raison du décalage des prix. Grâce à la gestion efficace du yield du réseau Passage et une demande plus importante observée principalement sur les liaisons directes vers l’Asie, l’Inde et l’Afrique de l’Est, en raison de l’évitement des hubs du Golfe, la hausse des prix du carburant a été intégralement compensée pour l’activité Réseaux. L’activité cargo a enregistré une progression de sa recette unitaire par rapport à l’année précédente, soutenue par une forte demande du secteur et par la hausse des billets consécutive à l’augmentation du prix du carburant. La marge opérationnelle de l’activité Réseaux s’est établie à 6,1%, en baisse de 3,5 points par rapport au deuxième trimestre de 2025. La demande soutenue pour les cabines premium et le long-courrier a continué de soutenir le yield
Au cours du deuxième trimestre de 2026, la capacité en Sièges-Kilomètres Offerts (SKO) a augmenté de 1,7 % par rapport à l'année précédente. La croissance du trafic de 1,1 % s’est traduite par un léger recul du taux de remplissage, à 86,9 %. À taux de change constant, le yield a enregistré une hausse de 9,2%, entraînant une progression de 8,7 % de la recette unitaire sur un an. La progression du yield a été principalement portée par les cabines avant, La Première et Business, qui ont enregistré une croissance à deux chiffres, ainsi que par la cabine Premium dont le yield a progressé de 9,1%. Le yield en Economy a augmenté de 6,1%. Au cours du deuxième trimestre, les tendances suivantes ont été observées par zone : Atlantique Nord Les recettes unitaires sont en hausse, soutenues par une forte progression du yield de 8,9%. Les performances ont été particulièrement solides dans les cabines avant malgré une forte augmentation des capacités. Amérique latine La capacité a augmenté de 4,5% tandis que les recettes unitaires ont progressé grâce à une évolution favorable du yield ( 5,5%) et à un taux de remplissage globalement stable. Asie et Moyen-Orient La capacité du Groupe vers le Moyen-Orient a été réduite de 80%, tandis que la capacité vers l’Asie a enregistré une croissance modérée de près de 4% se traduisant par une baisse globale de capacité de 4%. L’Asie a bénéficié de l’évitement des hubs du Golfe, en particulier en ce qui concerne l’Inde. Cet effet tend toutefois à s’atténuer, les compagnies du Golfe étant revenues à un niveau d’activité se rapprochant de leurs niveaux d’avant-guerre. Le yield a progressé de 20,3% par rapport à l’année précédente. Caraïbes et Océan Indien Le yield dans cette région a progressé de 11%, soutenu par l’attractivité de certaines destinations. Le taux de remplissage a également bénéficié de cette dynamique, en hausse de 1 point par rapport à l’année précédente. Afrique La performance est restée solide, portée par une hausse du yield de 8,6%. Le taux de remplissage a toutefois reculé de 2,2 points. Les liaisons vers l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe ont bénéficié de l’évitement des hubs du Golfe. Court et moyen-courrier Le contexte géopolitique a continué de soutenir un trafic de correspondance long-courrier à forte contribution économique. Cette dynamique a été complétée par une demande locale soutenue sur les réservations de dernière minute sur les lignes européennes et domestiques d’Air France. Les initiatives stratégiques ont également contribué de manière significative, notamment le transfert réussi d’une partie des capacités court-courrier d’Orly vers Paris-Charles de Gaulle, soutenu à la fois par le trafic en correspondance long-courrier et par une forte demande de voyage d’affaires. Cargo : une progression remarquable de la recette unitaire | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||