
CHRONIQUE. Le refus de l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!» est une bonne nouvelle pour la place financière suisse, qui dépend des relations avec ses voisins européens. Mais il ne s’agit que d’une première étape dans la défense d’une voie médiane entre isolationnisme et adhésion à l’UE
Les résultats du vote du 14 juin dernier ont certainement rassuré le Conseil fédéral, ainsi que tous les citoyens qui ont compris qu’une acceptation créerait forcément des difficultés importantes avec nos voisins et serait donc néfaste à notre économie. Du côté de notre place financière, il s’agit également d’une bonne nouvelle, car elle, qui est essentiellement une industrie d’exportation, n’avait certainement pas besoin d’une nouvelle crise avec notre plus grand partenaire commercial.
Mais les sportifs le savent bien: le gain d’une manche ne garantit pas la victoire finale. C’est pourquoi, malgré le rejet clair de l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», les partisans d’une relation apaisée avec l’Union européenne ne devraient surtout pas baisser la garde. En effet, plusieurs votations cruciales pour l’avenir de notre relation avec l’UE auront lieu dans les prochains mois.
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