
Malgré le rejet de l’initiative anti-SSR dans les urnes, les milieux économiques continuent de réclamer une réforme de la redevance des sociétés. Pour eux, le système actuel constitue une «double imposition injuste». Le parlement devrait être saisi très vite de cette question qui demeure brûlante
Leur nette défaite dans les urnes n’y change rien. Pas même la mise en œuvre promise du contre-projet du Conseil fédéral, qui dispense les sociétés affichant moins de 1,2 million de chiffre d’affaires. Les milieux économiques ne désarment pas. Ils «exigent» toujours une révision rapide de la loi afin de mettre un terme à «cette double imposition injuste» que représente à leurs yeux la redevance des entreprises, au sein desquelles tant les propriétaires que les employés paient déjà cette prestation à titre privé. Pour rappel, l’initiative anti-SSR ne demandait pas seulement une baisse de la redevance à 200 francs, mais aussi une exonération totale des entreprises.
Pour l’USAM (Union suisse des arts et métiers), la votation de ce dimanche laisse la question des PME non résolue. Anticipant le rejet dans les urnes de l’initiative, la faîtière n’avait pas attendu les résultats pour mettre la pression. Ce dimanche matin, elle publiait un sondage dans lequel 76% des personnes interrogées se déclaraient favorables à une nouvelle solution pour les entreprises. Cité dans le communiqué, le directeur de l’USAM, Urs Furrer, voit dans ce chiffre «une importante victoire partielle, car notre demande semble rencontrer un large soutien». L’USAM n’est pas seule. Le Centre patronal a également fait savoir qu’il était «urgent» de proposer des modifications pour soulager les PME.
Voir plus