
CHRONIQUE. La redevance Serafe subventionne des acteurs historiques sur une base toujours plus arbitraire en raison de l’évolution technologique. Une façon de remédier à cette faiblesse serait de donner à chacun le droit de cocher les médias qui doivent recevoir la redevance
Ayant grandi sans télévision, l’importance supposée de ce canal de distribution m’a toujours étonnée. Enfant de la presse écrite, le modèle suisse de financement des médias me laisse aujourd’hui encore dubitatif. Alors que le reste de la presse est libre et en concurrence, quelques acteurs touchent des subventions issues d’une redevance obligatoire.
Une situation héritée de raisons historiques liées au canal de distribution. Une base qui devient chaque année plus arbitraire à l’ère de la numérisation. Les offres des différents médias se ressemblent toujours davantage et les canaux de diffusion se rejoignent. La SSR, comme les autres, inonde les réseaux de contenus. Alors que les médias étaient avant complémentaires, ils deviennent concurrents directs. Résultat: si l’on devait inventer en 2026, un système de soutien aux médias, personne ne proposerait la répartition actuelle. Tout simplement car elle ne correspond plus à nos façons de s’informer et à l’avancée technologique.
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