
Alors que l’Union européenne entend promouvoir la consolidation du secteur bancaire, la réalité sur le terrain montre que des obstacles, notamment politiques, demeurent. L’offre de rachat de la banque allemande COMMERZBANK par l’Italienne UniCredit illustre les difficultés liées aux transactions transnationales
Comment se terminera le feuilleton UniCredit-Commerzbank, dont les débuts remontent à presque deux ans, lorsque le patron de la banque italienne, Andrea Orcel, un ancien haut cadre d’UBS, a débuté son offensive à l’égard de l’établissement financier allemand, en acquérant une participation de 4,5%? Pour le moment, il est difficile de prédire la tournure que prendra cette affaire aux nombreux rebondissements.
Mardi, le gouvernement allemand a encore une fois fait entendre sa position sur ce dossier délicat, dont les enjeux vont au-delà d’un simple changement de propriétaire majoritaire. Berlin, qui reste le deuxième actionnaire de COMMERZBANK avec 12% des actions, se dit opposé à la proposition de reprise «agressive» d’UniCredit car elle ne présente «pas de prime suffisante par rapport au cours actuel du titre Commerzbank», indique un communiqué de l’agence fédérale des Finances (Finanzagentur). L’autorité rappelle par ailleurs que COMMERZBANK «joue un rôle clé dans le financement de l’économie allemande et des petites et moyennes entreprises» exportatrices. La banque constitue en outre «un employeur majeur et un pilier essentiel de la place financière de Francfort», que le gouvernement entend préserver.
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