
L’administration espère faire descendre les rendements de sa dette à long terme. L’annonce d’un programme de «buybacks» deux fois plus élevé que prévu a néanmoins peiné à avoir un effet durable et à convaincre le marché
On connaissait les entreprises qui rachètent leurs propres actions. Ces opérations appelées «buybacks» en jargon financier permettent de réduire le nombre de titres en circulation et donc d’augmenter le bénéfice par action. Ce mercredi, le Trésor américain a annoncé qu’il s’apprêtait à racheter ses propres obligations, pour un montant de 4 milliards de dollars au lieu des 2 milliards initialement prévus. Cette intervention vise à contenir ou faire baisser les rendements actuellement à des niveaux record, alors que la dette américaine atteint le niveau inédit de 40 000 milliards de dollars.
Les Etats-Unis font face à des coûts de financement stratosphériques, avec le rendement des bons du Trésor à 30 ans à des sommets jamais vus depuis vingt ans. Les conséquences concrètes de cette situation sont redoutables sur le plan politique: le service de la dette devient plus coûteux, les taux des hypothèques et d’autres crédits sont eux aussi élevés, ce qui freine la consommation, donc la croissance. Pas bon alors que se profilent les élections de mi-mandat, début novembre.
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