
Prédateur, techno-féodaliste ou de la finitude… Les qualificatifs ne manquent pas à l’heure de décrire l’orientation prise par le capitalisme. Bien loin du vernis de durabilité dont le WEF, qui se tient toute la semaine à Davos, s’était paré ces dernières années
Depuis sa naissance, le Forum économique mondial de Davos a toujours été perçu comme la vitrine du «grand capital», donnant lieu au début du siècle à un important vent de contestation de la part des mouvements altermondialistes. Dimanche, quelque 300 manifestants se sont réunis dans la station grisonne pour manifester contre le WEF et la venue mercredi de Donald Trump.
Un président américain qui déploie depuis son retour au pouvoir sa vision mercantile du monde, pratiquant un capitalisme décomplexé basé sur le pouvoir et les rapports de force. A des lieues d’une économie durable et libre-échangiste que le rendez-vous assurait vouloir promouvoir ces dernières années, le fameux «capitalisme des parties prenantes» du père fondateur de l’événement Klaus Schwab.
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