
CHRONIQUE. Au regard de l’été historiquement sec que connaît la Suisse, nous ne pouvons plus attendre pour construire davantage de réservoirs hydrauliques, en commençant par reconsidérer l’usage de nos barrages, écrit Antje Kanngiesser, directrice d’Alpiq
Comme beaucoup de Suisses, j’ai grandi avec l’idée que notre accès à l’eau coulait de source. Aujourd’hui, cette évidence s’évapore à mesure que les glaciers fondent plus rapidement que prévu et que les épisodes de sécheresse et de précipitations extrêmes se multiplient. Nous (re)découvrons que l’eau est une ressource à gérer.
L’été 2026 restera gravé dans les mémoires. Les températures record ainsi que les sols et cours d’eau desséchés nous ont rappelé notre vulnérabilité face à la chaleur extrême. Quelques années auparavant, en 2021 et 2024, c’étaient les pluies torrentielles qui avaient marqué les esprits. Deux phénomènes a priori opposés, mais qui sous-entendent un changement de paradigme: les événements météorologiques extrêmes ne sont plus des exceptions.
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