
La justice américaine a annulé deux citations à comparaître que l’administration Trump avait envoyées à la banque centrale au sujet des travaux de rénovation de deux de ses bâtiments. Le président Jerome Powell avait dénoncé une tentative de pression
C’est une victoire d'étape non négligeable pour la Réserve fédérale. La banque centrale américaine ne devra pas répondre à des citations à comparaître que lui avait envoyé le Département de la Justice (DoJ) mi-janvier concernant les surcoûts de la rénovation de deux bâtiments à Washington. Un juge a annulé cette procédure, estimant qu’elle ne visait qu’à «harceler» le président de la Fed, Jerome Powell, dans une décision rendue publique vendredi. L’administration avait ouvert une enquête pénale dans ce dossier, laissant entendre que ce dernier avait peut-être menti sur la facture de ces chantiers lors d’une audition au Congrès, en juin. La procureure fédérale qui mène cette enquête a déjà annoncé son intention de faire appel de cette annulation.
«L’objectif principal (sinon unique) de ces assignations à comparaître est de harceler et de faire pression sur Powell pour qu’il cède aux exigences du président ou qu’il démissionne afin de laisser la place à un président de la Fed qui, lui, s’y pliera. » C’est ainsi qu’un juge a justifié sa décision d’annuler ces deux citations à comparaître, s’appuyant selon lui sur de «nombreuses preuves», détaille le Wall Street Journal.
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