
Le PIB, qui mesure la valeur ajoutée créée par une économie, a progressé de 0,5% durant les trois premiers mois de l'année, selon une première estimation publiée par le Secrétariat d'Etat à l'économie
La croissance en Suisse a accéléré au premier trimestre, son produit intérieur brut (PIB) enregistrant une hausse de 0,5% (contre 0,2% au trimestre précédent), selon une première estimation du ministère de l'Economie publiée lundi. «L'industrie et le secteur des services ont tous deux livré des impulsions positives», indique le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans un bref communiqué avant la publication de chiffres plus détaillés prévue pour le 1er juin.
Les prévisions des économistes interrogés par l'agence suisse AWP oscillaient entre 0,3% et 0,4%. En 2025, le produit intérieur brut a progressé de 1,4% (contre 1,2% en 2024) selon une estimation publiée en février. Le PIB a connu une évolution en dents de scie l'an passé, au fil des soubresauts autour des droits de douane aux Etats-Unis.
Au quatrième trimestre, il avait terminé l'année sur un léger rebond, porté par le secteur de la chimie et de la pharmacie, la consommation des ménages ainsi que le tourisme qui avaient aidé à compenser une stagnation dans l'industrie.
Croissance ralentie à 0,1% dans la zone euro
Par comparaison, la croissance a ralenti à 0,1% dans la zone euro au premier trimestre, selon les estimations d'Eurostat. En mars, le Seco a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour l'ensemble de l'année 2026, à 1% (contre 1,1% attendu auparavant) compte tenu de la hausse attendue des prix de l'énergie et des incertitudes pour l'économie avec la situation au Moyen-Orient.
En Suisse, le nombre de personnes en emploi a par ailleurs progressé sur un an de 0,2% au premier trimestre 2026, selon des données publiées lundi par l'Office fédéral de la statistique. Le taux de chômage (au sens du Bureau international du Travail) a augmenté, passant de 4,7 à 5,2% alors qu’il diminuait de 6,2 à 6,1% dans l’UE et qu'il était évalué à 3% en avril par le Seco.
La différence s'explique par la nature des décomptes puisque les économistes de la Confédération ne tiennent compte que des personnes inscrites dans un Office régional de placement et ayant droit à des indemnités. Les données publiées par l'OFS sont tirées de l’enquête suisse sur la population active (ESPA) et recense toutes les personnes en recherche d'emploi.