
L’un des prévenus du procès qui se tient à Genève dément formellement avoir participé à un plan destiné à tromper de riches clients. Un autre prévenu ne sait pas vraiment pourquoi il a reçu 6 millions dans cette affaire. La procureure a requis la prison ferme pour les trois accusés
Après le marchand d’art soupçonné de s’être massivement enrichi aux dépens de riches clients russes souhaitant constituer une collection d’art, c’était au tour de son complice présumé Louis* et du troisième larron de cette histoire d’être auditionnés, mardi au Tribunal correctionnel de Genève. Le procès des tableaux surfacturés tourne toujours autour de la même question: les 53 millions de commissions encaissées dans ce dossier étaient-ils conformes aux accords passés entre les différents protagonistes?
Aujourd’hui âgé de 80 ans, Louis était l’homme de confiance de ces clients d’origine russe, pour qui il a travaillé dès les années 1990 dans sa fiduciaire genevoise, Compass Strategy Consultants. A-t-il monté un plan avec le marchand d’art pour dégager des rémunérations supérieures à ce qui avait été convenu, lors de l’achat de 54 tableaux entre 2010 et 2015, pour un montant total approchant le demi-milliard? «C’est totalement absurde et offensant», a-t-il répondu, ton posé et vocabulaire toujours précis.
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