
La banque française a fait appel de sa condamnation, l’automne dernier, par un tribunal new-yorkais pour avoir financé, via sa filiale genevoise, le régime génocidaire d’Omar el-Béchir au Soudan. La Suisse, motivée par ses propres intérêts, demande également la révision du jugement
Aux prises avec la justice américaine, BNP PARIBAS peut désormais compter sur un allié de poids: le gouvernement suisse. Ce dernier demande formellement la révision du jugement prononcé contre la banque française l’automne dernier.
Le 17 octobre, un jury populaire à New York a déclaré BNP PARIBAS complice d’exactions au Soudan, arguant que les liens bancaires de l’établissement avec le pays africain avaient contribué indirectement au régime génocidaire d’Omar el-Béchir, au pouvoir de 1989 à 2019. BNP PARIBAS, condamné à verser 20,75 millions de dollars de dommages et intérêts aux trois plaignants (des réfugiés soudanais aux Etats-Unis), a fait appel de cette décision.
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