
Dans la marée de nouveautés horlogères du printemps, quelques marques sont sorties du lot avec des créations immaculées comme des perce-neige. Mais les apparences sont trompeuses, leur pâleur monochrome masque des histoires hautes en couleur
En horlogerie, le mot «blanc» a longtemps eu une signification particulière. «Les blancs», c’est ainsi que l’on nommait les mouvements avant qu’ils ne soient finis et décorés. Historiquement, les maîtres de la vallée de Joux ou des Montagnes neuchâteloises livraient leur production dans cet état, pour ainsi dire brut, aux orfèvres de Genève, qui les habillaient en pièces d’apparat. Mais il est temps de fermer cette parenthèse. Le blanc dont il est question ici n’est plus celui des horlogers d’antan, mais celui des designers et des ingénieurs. Car c’est à grand renfort d’inventivité et de technicité que cette non-couleur immaculée s’est invitée au dernier salon Watches and Wonders, mi-avril à Genève. Plusieurs fabricants y ont présenté des nouveautés blanc sur blanc, qui auraient pu figurer sur le fameux tableau d’Alphonse Allais, Première Communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige.
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