
Ces établissements au service de leur économie locale calculent de manière différente les montants qu’ils versent à leurs actionnaires. Selon qu’ils sont cotés ou non, d’après une formule très précise à Neuchâtel ou un accord secret avec le canton à Fribourg
Elles partagent la même appellation, sont toutes des banques universelles de proximité et participent au financement de leur région, mais les banques cantonales romandes sont très différentes. Certaines sont cotées en bourse, d’autres non. Trois d’entre elles ne disposent pas de la garantie de leur canton, qui peut être actionnaire à des hauteurs diverses. Certaines ne paient pas d’impôt, d’autres s’en acquittent volontairement. Surtout, ces établissements aux modèles d’affaires disparates calculent différemment le montant des versements qu’ils effectuent aux collectivités. Alors que les actions des banques cantonales flambent en bourse depuis plus d’un an, tour d’horizon en Suisse romande, tandis qu’une étude vient de dévoiler que les 24 banques cantonales du pays ont réalisé l’an dernier un bénéfice annuel de 4,3 milliards de francs.
L’Etat, un actionnaire parfois comme les autres
Voir plus