
Cet ingénieur français est arrivé dans le sérail horloger par la porte dérobée du textile connecté. Il ne connaissait rien aux montres. Aujourd’hui, il est au centre d’une jeune constellation qui pose un regard neuf sur cette vieille industrie. Et ça commence à se savoir
Jean-Luc Errant porte mal son nom. Il n’y a absolument aucune trace d’errance dans le parcours de ce polytechnicien français expert du vêtement connecté, devenu patron horloger d’un nouveau genre. Heureusement le rebelle-né ne manque pas d’humour et pardonnera d’avoir détourné son patronyme. Il faut bien une clé pour pénétrer chez cet entrepreneur dont la maison est pleine de portes d’entrée.
Il a introduit les technologies de télécommunication chez BAYER pour assister les diabétiques. On l’a vu au Japon dans les bagages diplomatiques d’Emmanuel Macron ministre de l’Economie. Son prédécesseur Arnaud Montebourg avait fait de sa start-up Cityzen Sciences un émissaire de la réindustrialisation de l’Hexagone — ce qui n’arrivera finalement pas. Ses tenues intelligentes ont habillé l’astronaute Thomas Pesquet lors de son vol orbital. Il y a 10 ans, il lançait Smoozi, une technologie de textile connecté, aujourd’hui développée dans le médical, le militaire et le sport. A quoi s’ajoute un petit paquet d’autres cartes de visite: chargé de cours, conseiller, administrateur, etc.
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