
Leur nouveau système de surveillance entraîne une multiplication des couches de frais, par les organismes de surveillance et la Finma. Est-ce le prix à payer pour des établissements plus solides et des clients mieux protégés, ou est-ce une véritable usine à gaz?
Quatre ou cinq fois plus coûteux et beaucoup plus lourd au niveau administratif. C’est ainsi qu’une petite société de gestion nous a décrit le nouveau système de surveillance des gérants de fortune indépendants (GFI), mis en place depuis 2020. D’après les témoignages recueillis pour cet article, les coûts de fonctionnement ont explosé ces dernières années pour ces PME de la finance, mettant particulièrement en danger les petits acteurs. Ce qui pose la question de la pertinence de la nouvelle surveillance et de sa capacité à atteindre son objectif initial, à savoir renforcer la protection des clients.
«Et encore, nous avons choisi les prestataires les moins chers», nous a précisé ce GFI romand, qui dit provisionner chaque début d’année l’équivalent de près de 20% de son chiffre d’affaires pour les frais de surveillance. Son entreprise, qui compte 1,5 poste en équivalent plein-temps, illustre l’évolution du métier depuis que les GFI doivent obtenir une autorisation d’exercer de la Finma, le surveillant de la finance suisse, et que leurs sociétés doivent remplir de nouvelles exigences de substance.
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