
Avec la fermeture du détroit d’Ormuz et la suspension de la production gazière au Qatar, c’est une quantité colossale de gaz et de pétrole qui disparaît. Le point avec une spécialiste de l’énergie de la Columbia University
Dans les milieux de l’énergie, c’est le branle-bas le combat depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz le 28 février par les autorités iraniennes. Une très grande quantité du pétrole et du GNL (gaz naturel liquéfié) transite par ce passage incontournable. Les enjeux sont colossaux, selon Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Centre de politique de l’énergie de l’Université Columbia, aux Etats-Unis, qui a accordé un entretien au Temps.
«La question essentielle est celle de la durée. Si la guerre est courte, on aura eu peur mais on s’en remettra. Si elle dure, ça sera pire qu’il y a quatre ans (au début de la guerre en Ukraine, ndlr) car, cette fois, on ne pourra pas se replier sur le pétrole», estime Anne-Sophie Corbeau. La spécialiste de la Columbia University indique en effet que, cette fois, tant l’offre en gaz que celle en pétrole est en crise, avec la fermeture du détroit d’Ormuz.
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