
Pionnier dans le domaine des équipements de ski, le fabricant français a trouvé un second souffle à travers le sportswear. Ses produits sont désormais vendus dans 500 boutiques à travers le monde, mais c’est à Annecy que la stratégie se dessine
Deux baby-foots trônent dans une grande salle lumineuse située au rez-de-chaussée. Des salariés prennent une pause, jouent, boivent un café. Ambiance de start-up peuplée de femmes et d’hommes de tous âges, visiblement pas malheureux de travailler ici. Bienvenue au siège de Salomon, à Annecy. Près de 850 personnes travaillent au cœur de cette entreprise jadis centrée uniquement sur le ski, aujourd’hui icône des Fashion Weeks et équipementier officiel des Jeux olympiques d’hiver 2026.
«Ce qui me fascine le plus est ce que j’inventerai demain», disait Georges Salomon (1925-2010), auteur de l’une des belles pages de l’histoire industrielle de France. Certes, l’entreprise n’a plus de Salomon que le nom (aucun membre de la famille n’y est plus associé). Mais en 2027, elle fêtera ses 80 ans, et le champagne coulera à flot. Qui aurait cru il y a seulement quelques années que cette antique marque de ski deviendrait un jour la coqueluche des modeux à Shanghai, Los Angeles ou Paris? Ou que Jonathan Anderson, le directeur artistique de Dior, prendrait la pose sur Instagram chaussé de Salomon?
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