
ANALYSE. Les signes positifs pour 2026 ont été confirmés par tous les grands groupes ces dernières semaines, Richemont, LVMH, Swatch Group et Kering. L’exercice en cours devrait confirmer une autre tendance: les marques les plus fortes vont encore creuser l’écart
Les horlogers ont un nouveau mantra: «Part de marché.» Une manière positive d’indiquer que la construction du marché global a atteint un seuil de maturité et que la future croissance repose sur la capacité des marques à attirer une clientèle déjà présente auprès de la concurrence. Les dirigeants de marques tiennent tous des propos plus ou moins similaires, parfois assumés publiquement, comme Emmanuel Perrin, président des montres Panerai en interview ce lundi dans Le Temps. La plupart du temps, c’est hors micro que cette nouvelle réalité est assumée.
Quand Richemont se sépare de Baume & Mercier, vendue au groupe de luxe italien Damiani, cela confirme l’orientation générale: il est temps de concentrer ses forces et son capital sur les maisons les plus porteuses, en l’occurrence Cartier, en tête. Car il était notoire – mais jamais confirmé par Richemont – que Baume & Mercier enregistrait des pertes. Ce n’est de loin pas la seule marque horlogère dans ce cas. Dans un entretien accordé au Temps fin novembre 2025, Marc Hayek (Swatch Group) expliquait que Blancpain parvenait «plus ou moins» à rester rentable. De quoi expliquer les rumeurs de désinvestissement qui se multiplient depuis quelque temps. LVMH a démenti vouloir se séparer de Zenith. Le bruit court maintenant que Richemont veut se défaire de Jaeger-LeCoultre – ce que le groupe ne commente pas.
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