
L’ex-fleuron français, qui occupe une position dominante en Suisse, tente de se redresser après des années de contre-performances et de scandales. Pourtant, le cours de son action continue de dégringoler. Son actionnaire SIX Group n’a pas pris part à la recapitalisation du groupe, un geste perçu comme un signe de défiance
L’action Worldline n’en finit plus de sombrer. Le géant européen des services de paiement a clôturé la séance de lundi à la bourse de Paris sous la barre de 1,36 euro, poursuivant un effondrement vertigineux de plus de 83% en l’espace d’un an. Ce plongeon spectaculaire résulte d’une accumulation d’erreurs stratégiques, de défaillances opérationnelles et de scandales qui ont durablement érodé la confiance des investisseurs. Mardi, le titre poursuivait sa descente aux enfers.
Worldline paie le prix d’une stratégie de croissance rapide reposant sur des acquisitions souvent très coûteuses. L’ancienne filiale d’Atos a notamment racheté son compatriote INGENICO en 2020 pour 7,8 milliards d’euros et SIX Payment Services en 2018 pour 2,3 milliards d’euros. En contrepartie, SIX, l’opérateur de la bourse suisse, est devenu un actionnaire clé, détenant 27% du groupe français après la cession de son activité de paiement, en grande partie réglée en actions. Une décision aux lourdes conséquences.
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