
Le Français, placé sous sanctions américaines, expérimente depuis août 2025 l’ampleur de la dépendance européenne à l’égard des Etats-Unis. Il détaille les conséquences des mesures décidées par Donald Trump et s’inquiète du risque d’effondrement de la démocratie
Il est devenu un symbole des conséquences de la dépendance technologique de l’Europe envers les Etats-Unis. Le juge français à la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou a été placé sous sanctions américaines en août 2025 par une décision du président Donald Trump. L’administration américaine a justifié la mesure au motif que Nicolas Guillou a «autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant». Trois procureurs et sept autres juges de la CPI ont également été placés sous sanctions en 2025.
La vie du juge a basculé du jour au lendemain. Ses accès à des moyens de paiement et à de nombreux services numériques ont été bloqués. Nicolas Guillou en appelle depuis à une prise de conscience à l’échelle du continent. Le Temps s’est entretenu avec lui.
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