
Après avoir plus que doublé l’an dernier et dépassé 100 dollars vendredi, le métal blanc évolue sur un marché en déficit, mais l’ampleur de ce manque fait débat. La demande industrielle suscite également des incertitudes, tandis que l’administration américaine a envisagé d’instaurer des tarifs douaniers
L’argent a dépassé la barre des 100 dollars pour la première fois vendredi, après avoir bondi de 138% l’an dernier, et surpris à peu près tout le monde avec ce qui a été sa meilleure performance annuelle depuis 1979. En comparaison, les 65% gagnés par l’or faisaient figure de modeste revalorisation. Les progrès du métal jaune et des autres métaux précieux ont porté le métal blanc l’an dernier, qui a tendance à réagir encore plus fortement. L’envolée du prix de l’argent s’est encore accélérée depuis début décembre, sur fond de volatilité exacerbée. Ce dernier point est d’ailleurs le seul sur lequel s’accordent les différents experts consultés pour cet article.
Historiquement, l’argent et les autres métaux ont connu un cycle baissier entre 2010 et 2020, puis les cours sont repartis à la hausse après la pandémie de covid. «On observait un relatif désintérêt des investisseurs, davantage intéressés par la technologie notamment, puis ils ont finalement réalisé l’an dernier que le marché de l’argent était en déficit – depuis cinq ans», analyse Alexandre Carrier, gérant d’un fonds sur les ressources stratégiques chez DNCA Finance.
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