
Alors que les compétences pour gérer une équipe s’apprennent souvent sur le tas dans un milieu médical qui souffre de pénurie de personnel, un récent ouvrage livre des bonnes pratiques. Des capacités d’autant plus nécessaires lors de situations de crise
«Les médecins internes nous posent des questions auxquelles on n’a pas toujours les réponses. Il faut aussi gérer le timing, prioriser, alors qu’aucune journée ne ressemble à une autre. On doit aussi apprendre à donner du feed-back aux équipes et ce n’est pas facile de juger quand on n’a soi-même pas forcément confiance en soi!» Devenir cheffe de clinique représente une transition délicate dans une carrière médicale: Nicole*, qui occupe ce poste depuis environ deux ans dans un hôpital romand, en sait quelque chose.
En Suisse, en médecine interne générale hospitalière, cette proposition de promotion intervient généralement après cinq années de formation postgraduée. Or comme la plupart de ses confrères et consœurs, Nicole apprend sa fonction sur le terrain. «Des formations sont proposées par les hôpitaux, mais ce n’est pas obligatoire», précise-t-elle. Elle-même s’était inscrite à des cours mais a dû y renoncer, faute de temps.
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