
Démarré à l’automne, le conflit entre Pékin et Amsterdam autour du producteur de semi-conducteurs a failli mettre à l’arrêt l’industrie automobile européenne. Après une audience mercredi, la justice néerlandaise doit prochainement décider d’ouvrir, ou non, une enquête
Si l’industrie automobile a évité la paralysie totale, l’affaire Nexperia est loin d’être finie. Le fabricant de puces électroniques néerlandais en mains chinoises continue de faire l’objet d’un bras de fer entre les Pays-Bas et la Chine. Mercredi, une audience a eu lieu devant la Chambre des sociétés de la Cour d’appel d’Amsterdam. Celle-ci doit se prononcer sur l’opportunité d’ouvrir une enquête sur la gestion de l’entreprise par le fondateur de sa maison mère chinoise Wingtech, Zhang Xuezheng. Le tribunal a indiqué qu’il rendrait sa décision dans un délai de quatre semaines.
En octobre, cette même cour avait suspendu Zhang Xuezheng de ses fonctions de directeur général et transféré les parts détenues par Wingtech sous le contrôle d’un administrateur indépendant. Lors de cette audience, les dirigeants européens de Nexperia ont plaidé pour l’ouverture d’une enquête, qui permettrait de maintenir ces mesures de contrôle, évoquant notamment des menaces à leur encontre. Le représentant du propriétaire chinois a, lui, estimé que l’intervention de la justice néerlandaise menaçait l’avenir de Nexperia. Si la Chambre des sociétés décidait de ne pas ouvrir d’enquête, Wingtech reprendrait le contrôle de la société.
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