
Plusieurs personnes, dont un des cofondateurs de Supermicro, ont été arrêtées dans le cadre d’un système visant à réexporter illégalement vers la Chine des serveurs informatiques de haute performance. Une affaire qui intervient dans un contexte de débat sur l’assouplissement des restrictions d’exportation de semi-conducteurs
L’un des principaux fabricants américains de serveurs dédiés à l’intelligence artificielle se trouve dans la tourmente après une décision de la justice américaine rendue publique jeudi. Un des cofondateurs de Supermicro Computer, ainsi qu’un employé et un sous-traitant de la société californienne, sont accusés d’avoir participé à un système visant à transférer illégalement vers la Chine des «serveurs informatiques haute performance assemblés aux États-Unis et intégrant une technologie d’intelligence artificielle américaine sophistiquée», pour une valeur de plusieurs milliards de dollars.
Une infraction aux lois américaines sur le contrôle des exportations qui s’inscrit dans un cadre de renforcement, par Washington, des règles sur les ventes de semi-conducteurs de pointe à destination de la Chine ces dernières années. Supermicro Computer n’est pas directement visée par la justice états-unienne et dans un communiqué publié jeudi elle a affirmé collaborer à l’enquête. Ce qui n’a pas empêché son titre de chuter de 33% suite à cette annonce.
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