
La Cour suprême doit se prononcer sur la légalité des droits de douane imposés par Donald Trump, une décision qui pourrait intervenir avant la fin de l’année. Aux Etats-Unis, toujours plus d’entreprises sont sur les rangs pour tenter d’obtenir un dédommagement
La Cour suprême va-t-elle juger que les tarifs douaniers généralisés instaurés par Donald Trump sont illégaux? Et le cas échéant, les dizaines de milliards de dollars perçus par l’administration depuis le début de l’année devront-ils être remboursés? Pour l’heure, rien n’est moins sûr. Mais depuis que les juges de la cour ont affiché leur scepticisme face à la politique commerciale du gouvernement début novembre, des entreprises américaines se précipitent pour tenter de sécuriser leur part d’éventuels montants qui pourraient être rendus.
Fin novembre, le groupe de supermarchés Costco a déposé plainte auprès du Tribunal de commerce international, à New York, et demandé à récupérer les surtaxes perçues par l’administration. Et ce n’est pas le seul. D’autres compagnies – dont des filiales américaines de groupes étrangers – ont engagé des poursuites similaires, rapporte la presse américaine: le fabricant de cosmétiques Revlon, l’équipementier automobile VALEO North America, la multinationale EssilorLuxottica (propriétaire entre autres des marques de lunettes RayBan et Persol) ou encore Bumble Bee Foods, qui produit du thon en boîte.
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