
Les activités pharmaceutiques de l’entreprise vaudoise Debiopharm reposent sur un modèle particulier, soutenu par des investissements financiers. Pour Bertrand Ducrey, son directeur, les pressions américaines sur le secteur sont l’occasion de repenser le libéralisme suisse
Un mois après l’annonce de Donald Trump concernant les droits de douane sur l’industrie pharmaceutique, les modalités de ces taxes n’ont pas encore été officiellement publiées. Un flou avec lequel les entreprises du secteur doivent composer. Pour Bertrand Ducrey, directeur général de la société pharmaceutique vaudoise Debiopharm, la situation crée une incertitude complète qui pèse sur le secteur dans son ensemble, mais qui pourrait aussi servir de déclencheur à une politique de soutien plus volontariste au secteur.
Née en 1979, Debiopharm s’intègre désormais dans un groupe aux activités diversifiées. Pour soutenir ses activités dans la recherche et le développement pharmaceutiques, Après-demain, la société mère, s’est dotée d’un pôle dédié au capital management, qui investit notamment dans l’immobilier. Debiopharm, qui emploie 500 personnes, dispose également d’un site de recherche et de production en Valais et soutient des start-up dans le domaine des sciences de la vie par le biais de sa branche d’investissement. Selon Bertrand Ducrey, qui occupe également la fonction de vice-président des activités liées aux sciences de la vie à l’échelle du groupe, ce modèle permet à Debiopharm de développer une vision à long terme malgré les turbulences.
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