
CHRONIQUE. La baisse de 25 points de base du taux des fonds fédéraux américains du 17 septembre n’est pas une concession forcée de Jerome Powell, dont la capacité de résistance dans le difficile exercice de ses fonctions doit être saluée
Pliera, ne pliera pas? Le bras de fer engagé depuis plusieurs mois, sous le feu des projecteurs des médias, entre le président des Etats-Unis et son homologue de la Réserve fédérale, va bien au-delà de la trajectoire prochaine des taux directeurs américains. Il questionne le rôle même d’une banque centrale et l’importance de son indépendance d’action vis-à-vis du pouvoir politique.
Quels que soient leur pays ou leur zone monétaire d’ancrage, les banques centrales partagent toutes une mission fondamentale: elles sont garantes de la stabilité des prix – et donc de la préservation de la valeur de l’argent. Le niveau d’inflation acceptable peut toutefois varier, avec une cible de 2% pour la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne, mais une fourchette de 2-3% par exemple pour leur consœur australienne.
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