
Plusieurs plaintes visent la marque à la pomme, accusant la multinationale d’avoir survendu les capacités de son IA, dont le déploiement prend plus de temps qu’annoncé. Un expert analyse les chances de succès de ces procédures
A partir de quand une entreprise trompe-t-elle les investisseurs avec son marketing? Est-ce qu’un retard de quelques mois peut être considéré comme inacceptable? Comment différencier l’excès d’optimisme de la négligence et du mensonge? Toutes ces questions vont occuper, ces prochaines semaines, des tribunaux américains. Mais aussi la direction d’Apple, sous le feu d’actionnaires mécontents, de clients impatients et de concurrents qui avancent plus vite.
Le cœur de cette affaire, c’est APPLE Intelligence. Présenté le 10 juin 2024 par la marque à la pomme, cet ensemble de services devait marquer l’entrée résolue d’Apple sur le marché de l’intelligence artificielle (IA). La multinationale dirigée par Tim Cook n’avait jusqu’alors pas parlé d’IA, alors que ChatGPT avait été lancé un an et demi auparavant et que des concurrents l’avaient largement devancé – on pense notamment à Samsung, qui permet depuis un moment des traductions en direct de conversations par téléphone.
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