
Alors qu’en fin d’année dernière la croissance sur le Vieux-Continent semblait prête à accélérer, la guerre au Moyen-Orient et d’autres défis structurels pèsent actuellement sur le moral des ménages et des entreprises
Les chiffres sont clairs. Au premier trimestre de cette année, l’économie de la zone euro fait presque du surplace. La croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est inscrite à 0,1% après 0,2% au dernier trimestre 2025. Un niveau très modeste alors que la région espérait enfin avancer plus vigoureusement après des années difficiles marquées par les tarifs douaniers américains, un environnement de taux d’intérêt élevés et le choc énergétique lié à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les importants investissements publics notamment en Allemagne ou dans des secteurs clés comme la défense et la technologie auraient dû soutenir cette tendance.
Mais la guerre en Iran et ses conséquences tirent le Vieux-Continent dans une autre direction. «La hausse des prix énergétiques pèse sur la confiance des ménages mais également sur celle des entreprises, qui du coup dépensent moins, fait remarquer le chef économiste de la banque Syz, Reto Cueni. Et l’inflation est également de retour.»
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